CAN VILA ROUSSILLON

LE CHENE-LIEGE

Chênes-liège après la levée du liège

C’est dans la deuxième moitié du XIXème siècle qu’ont été plantées la plupart des subéraies (forêts de chênes-liège) que l’on rencontre un peu partout dans cette partie de l’Aspre et dans le massif des Albères.

Le mas Vila en comporte plusieurs, qui sont toujours exploitées.

 

Le bouillage du liège

Le chêne-liège alimentait autrefois un grand nombre d’entreprises artisanales qui levaient le liège à la sève, en juillet-août (tous les 9/10 ans), le traitait (on assouplit les plaques de lièges avant de les travailler en les faisant bouillir) et le transformait dans leurs ateliers. Les meilleures plaques, denses et épaisses, donnaient des bouchons, celles de moins bonne qualité étaient concassées et réduites en granulés qui servaient à la fabrication de matériaux isolants pour le bâtiment.

 

 

Bouchons en vrac

Au début des années soixante-dix, on pouvait encore voir à Céret ce genre d’atelier pittoresque dans lesquels les artisans présentaient sur de vieilles machines à emboutir, des petites plaques de liège rectangulaires qui donnaient chacune cinq ou six bouchons. Ces ateliers ont tous disparu et l’industrie du liège est aujourd’hui concentrée entre les mains d’une ou deux grandes entreprises.